vendredi 04 décembre
le Journal du Festival
This div will be replaced
les Photos
SimpleViewer requires JavaScript and the Flash Player. Get Flash.
Crédits photos
Julien Ermine, Maël Inizan, Nicolas Joubard, Philippe Rémond, Sarafossette, Dominique Vrignaud
Live Report

Vendredi 4 décembre
Troisième Jour : Le marathon s’accélère et on perd le fil du temps.


Programmé en début d’après-midi au 4 bis, le trio d’I’m Fresh You’re Pretty et leur electro rock ultra dansant auraient mérité un horaire plus nocturne et une atmosphère plus enivrée. A la Cité, les néo-hippies californiens de Brightblack Morning Light, eux, étaient parfaits pour la sieste, interprétant des morceaux monolithiques… d’un quart d’heure. Une pique adressée à Obama, prix Nobel de la paix bien guerrier, nous a rassurés : ils savent que l’on est en 2009 et pas en 1967. Une campagne d’information vivante contre les drogues… Armé d’une chorale, d’une cagette, de flûtes à bec, d’un violoncelle, de guitares et de machines (notamment) le groupe français Gablé a démontré son potentiel d’expérimentation, entre folk, noise et le nimportnawak… Parfois irritant.

Au Parc des Expos que les Trans investissent jusque dimanche à l’aube, les Islandais de FM Belfast ont donné, eux, plus dans le naturel que dans la pose. Cette joyeuse et hétéroclite troupe – dont un rigolo coiffé en Napoléon – a offert un rafraîchissant lifting à l’electro-pop. A saluer, notamment, leur reprise à la Ace Of Base punk de “Killing In The Name” de Rage Against The Machine. Dans la foulée, l’improbable chorale de Gaggle a intrigué. Imaginez seize Londoniennes en robes bariolées et en peintures de guerre, braillant ensemble… Hum. Les Ecossais de The Phantom Band étaient moins nombreux sur scène mais leur rock texan mutant et psychédélique, arrosé de whisky pour le chanteur, a produit son petit effet.
Comme la Jamaïcaine Terry Lynn qui a compensé quelques flottements dans son show d’electro dancehall, entre Sizzla et Daft Punk, par pas mal d’attitude.

Dignes candidats à la succession de Kasabian et peut-être de U2, les Anglais de Detroit Social Club et leur chanteur fort en gueule n’ont pas manqué de cran et imposé leur rock héroïque avec l’aplomb de pros. Alternant notes dans son saxo et pas de danse sexy, la Californienne Jesse Evans a brouillé les pistes avec son cabaret jazzy et new-wave – mention spéciale à Toby Dammit, véritable robot du beat, batteur ne perdant jamais le groove. Attendue comme la messie venant du froid, la Suédoise de Fever Ray en a profité pour organiser une fascinante messe cold wave, avec lasers, masques et éclairages minimalistes. Impressionnant, même si la magie (noire) a surtout opéré sur les premiers rangs.

A côté, la prestation bordélique et déjantée de Major Lazer, le projet des producteurs Diplo et Switch, a opéré comme un tonneau de boisson énergisante. Avec 2 Mc’s et 2 danseuses des plus hot (parfois enroulées autour des platines) venues de Jamaïque, ce mix de dancehall et de techno a pris toute sa dimension festive. Au point qu’à l’issue de cette heure de folie, la scène était envahie de spectatrices venues secouer leur booty ! Wicked… A vrai dire, on ne s’en est pas vraiment remis et seul le passage de Wankin’ Noodles, à près de 4 h du mat’, nous a empêché de sentir la fatigue. Du rock euphorisant par les Hives français, véritable valeur montante locale…

V.B.

Dernières entrées
samedi 05 décembre vendredi 04 décembre jeudi 03 décembre mercredi 02 décembre
avion