mercredi 02 décembre
le Journal du Festival
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Crédits photos
Julien Ermine, Maël Inizan, Nicolas Joubard, Philippe Rémond, Sarafossette, Dominique Vrignaud
Live Report

Evénement
Transmusicales : Live Report#2
Jeudi 3 décembre


Deuxième Jour : les Trans retrouvent le Liberté, les choses sérieuses commencent. Ou pas.

Si la moyenne d’âge des musiciens qui se produisent cette année doit tourner autour de la vingtaine, les Trans ont une histoire.
Ainsi, jeudi soir elles accueillaient Complot, autrefois (il y a quinze ans !) Complot Bronswick et gloire locale new wave habituée du festival. Avec des guitares tranchantes et une bonne énergie, leur come-back a été bien mieux qu’une suite de Papy fait de la Résistance. Complot maîtrise en effet le post-punk vu que ses membres le pratiquent depuis près de trois décennies.

Pour la première fois depuis 2003 et le passage tellurique du Bérurier Noir, les Trans retrouvaient aussi la salle du Liberté, ancien palais omnisport devenu énorme quartier général. Les années de travaux ont été bénéfiques, notamment pour l’acoustique. En revanche, la circulation reste toujours problématique, notamment pour gagner la salle au-dessus, L’Etage… Du coup, coincé dans les bouchons humains, on ne parlera pas des Canadiens de Beast. En bas, après la pop proprette de The Whitest Boy Alive, l’Anglaise VV Brown a déroulé un show twist R’n’B bien clean durant lequel elle a fait sans vergogne sa promo.

Le collectif Abraham Inc avait lui une toute autre présence : Socalled, aux machines, et l’impressionnant clarinettiste David Krakhauer ayant débauché Fred Wesley, tromboniste de légende ayant accompagné James Brown. Mêlant hip hop, funk et musique klezmer, leur prestation a bien réchauffé l’assistance, nous transportant dans un festival de jazz estival… pas mal pour un froid soir de décembre à Rennes.

Alerte rouge ! Avec Hook and the Twin, la magie des Trans a opéré : avec juste deux maxis à son actif, le duo anglais a gagné le prix de la révélation du jour. Un chanteur qui saute de la guitare à la basse et empile les boucles, un batteur qui ne perd pas le beat : voici un groupe qui, entre electro et psyché-rock, promet beaucoup.

En revanche, il serait étonnant que An Experiment On A Bird In The Air Pump ait une longue carrière. Cachées derrière un son chargé en saturation et leur look gothique, les trois londoniennes ont donné un concert aux allures de gag - batteuse frappant comme une automate, guitariste jouant sur une corde… En comparaison, les Ramones, c’était Miles Davis !

La soirée s’est finie sur une sacrée curiosité avec la venue de Vrelo et sa chorale serbe de huit femmes. Pas de doute, les Trans aiment nous proposer d’étranges choses qu’on ne verra pas ailleurs.

VB

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